{"id":3064,"date":"2020-03-09T19:35:10","date_gmt":"2020-03-09T19:35:10","guid":{"rendered":"https:\/\/ethique-rlaroche.profweb.ca\/?p=3064"},"modified":"2020-09-03T22:16:49","modified_gmt":"2020-09-03T22:16:49","slug":"de-femmes-craignant-les-buchers-a-celles-moulees-a-linstar-de-poupees-au-perfectionnement-sophistique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/?p=3064","title":{"rendered":"De femmes craignant les b\u00fbchers \u00e0 celles moul\u00e9es \u00e0 l&rsquo;instar de poup\u00e9es au perfectionnement sophistiqu\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p> Un titre long et large pour un probl\u00e8me d&rsquo;une importance capitale : l&rsquo;ali\u00e9nation des femmes au temps des syst\u00e8mes politiques et \u00e9conomiques capitalistes. Irr\u00e9futablement capitale, je le soutiens, car ce probl\u00e8me ne concerne pas que les femmes (m\u00eame si 52% de la population mondiale me suffirait pour conclure qu\u2019il est d\u2019int\u00e9r\u00eat public), il concerne aussi les hommes qui les ont pour m\u00e8re, s\u0153urs, partenaires et enfants, et en sont alors directement affect\u00e9s. Mais malgr\u00e9 qu&rsquo;une culture du d\u00e9ni, du silence et du risible s&rsquo;impose toujours majoritairement autant dans l&rsquo;espace public que dans l&rsquo;intimit\u00e9 en ce qui a trait aux exp\u00e9riences et ressentis des femmes, la lutte bat son plein. Les femmes percent leurs enveloppes de poup\u00e9es d&rsquo;une inanit\u00e9 charmante et s&rsquo;immiscent par des br\u00e8ches qu&rsquo;elles trouent elles-m\u00eames dans les lignes de d\u00e9fenses d&rsquo;un syst\u00e8me politique qui ne voudrait que leur silence, leur soumission, la d\u00e9possession de leur humanit\u00e9, de leur singularit\u00e9 et leur sourire alors qu\u2019on les rel\u00e8gue aux c\u00f4t\u00e9s des animaux et autres forces de la nature (et qu\u2019elles sont exploit\u00e9es comme l\u2019homme exploite la nature et ses richesses). Chaque fois qu\u2019une femme prend la parole sur son exp\u00e9rience, elle ouvre une br\u00e8che, une br\u00e8che pour se lib\u00e9rer, pour se poser les bonnes questions, pour laisser s\u2019exprimer d\u2019autres femmes et pour finalement participer \u00e0 la vie politique. En Occident, depuis les grandes industrialisations, des solidarit\u00e9s \u00e9mergent, on sort dans les rues, on gagne le droit de voter, le droit \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 salariale, le droit \u00e0 la contraception, \u00e0 l\u2019avortement (au Canada, pas partout), on #Metoo \u00e0 droite \u00e0 gauche, on ne manque jamais de revendications \u00e0 \u00e9mettre et surtout, on sait que la bataille est loin d\u2019\u00eatre gagn\u00e9e\u2026 Pour beaucoup d\u2019entre nous, chaque jour le miroir nous rappelle que de simplement s\u2019appartenir est un combat constant contre les images de mod\u00e8les qui nous sont impos\u00e9s. Maintenant, je crois que mon propos n\u00e9cessite une introduction en ce qui m\u2019am\u00e8ne \u00e0 lui et aussi \u00e0 me poser la question suivante : comment, depuis l\u2019Inquisition europ\u00e9enne et ses b\u00fbchers sanglants jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, les syst\u00e8mes en place perp\u00e9tuent-ils l\u2019assujettissement du corps des femmes au profit des capitalistes.  <\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;aimerais engager ma r\u00e9flexion avec ce qui a d\u2019abord initi\u00e9 ma conception du sujet, soit les chasses aux sorci\u00e8res datant de l\u2019Inquisition europ\u00e9enne. \u00c0 cette \u00e9poque couvrant la p\u00e9riode de transition du f\u00e9odalisme au capitalisme, 100 000 \u00e0 200 000 personnes ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9es au b\u00fbcher ou ont \u00e9t\u00e9 martyris\u00e9 pendant leur proc\u00e8s pour sorcellerie. Quatre-vingt-cinq pour cent de ces victimes \u00e9taient des femmes reporte Silvia Federici dans <em>Caliban et la sorci\u00e8re<\/em>. Selon les explications de cette derni\u00e8re, la chasse aux sorci\u00e8res aura \u00e9t\u00e9 un des ph\u00e9nom\u00e8nes les moins \u00e9tudi\u00e9s de l\u2019histoire d\u2019Europe, et on parle bien ici du g\u00e9nocide du genre f\u00e9minin. Moi-m\u00eame dois-je avouer que je viens d\u2019apprendre \u00e0 l\u2019\u00e2ge de vingt ans ce qu\u2019a vraiment \u00e9t\u00e9 l\u2019Inquisition, cela relat\u00e9 par des femmes qui d\u00e9crivent le martyr de milliers d\u2019entre elles et qui font vraisemblablement partie des premi\u00e8res \u00e0 lui accorder une juste attention. Les cours d\u2019histoire obligatoires au secondaire ne font pas mention du f\u00e9minicide. C\u2019est bel et bien comme si on cherchait \u00e0 nous cacher l\u2019ampleur de la situation et le r\u00f4le qu\u2019a jou\u00e9 la chasse aux sorci\u00e8res dans l\u2019affirmation du pouvoir patriarcal \u00e0 la Renaissance. Elle aura efficacement servi \u00e0 ali\u00e9ner les femmes par la peur de finir sur un b\u00fbcher et \u00e0 r\u00e9former presque uniform\u00e9ment leur vie sexuelle en rendant criminel et h\u00e9r\u00e9tique toute activit\u00e9 mettant en \u00ab danger \u00bb le travail reproductif, telle que la contraception, l&rsquo;avortement, la sexualit\u00e9 pour le plaisir ainsi que celle des \u00ab vieilles \u00bb femmes. La chasse aura \u00e9galement efficacement \u00e9radiqu\u00e9 les connaissances obst\u00e9triques des femmes en br\u00fblant les avorteuses et les sages-femmes. R\u00e9sultats : Les femmes se retrouvent priv\u00e9es de leur libre arbitre sexuel et reproductif. Pourquoi ? se demande-t-on alors, \u00e0 quelles fins ? Selon Federici, pour passer du f\u00e9odalisme au capitalisme, chaque femme d\u00fb devenir un bien commun car le nouveau syst\u00e8me lui-m\u00eame se basait sur l&rsquo;appropriation du travail et du corps des femmes (en m\u00eame temps que ceux des populations colonis\u00e9es et esclavag\u00e9es) afin qu&rsquo;elles servent comme productrices non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es de la force de travail pour les nouvelles institutions et entreprises priv\u00e9es. Le pouvoir des femmes ainsi d\u00e9truit par une terreur g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e v\u00e9hicul\u00e9e par la propagande et surtout par le fait d\u2019\u00eatre forc\u00e9es d\u2019assister aux ex\u00e9cutions, les hommes d\u00e9tenant le pouvoir pouvaient tranquillement d\u00e9buter leur accumulation primitive sans trop d&#8217;embuches et de mauvais sorts.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous pourrions penser que, parce qu&rsquo;\u00e0 notre \u00e9poque contemporaine, les b\u00fbchers ont cess\u00e9s de br\u00fbler, qu&rsquo;elles ont obtenus des droits, qu\u2019elles acc\u00e8dent \u00e0 certains postes hauts plac\u00e9s, que les femmes ont cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre stigmatis\u00e9es, mais je suis pr\u00eate \u00e0 le r\u00e9futer. \u00c0 l&rsquo;\u00e8re de l&rsquo;hyper modernit\u00e9, du culte de la productivit\u00e9 et de la performance trouvant ses traces dans l&rsquo;ascension glorieuse du capitalisme hyperindustrialis\u00e9, les femmes et les hommes ont int\u00e9rioris\u00e9 le travail et s&rsquo;ali\u00e8nent souvent jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9puisement. La solution propos\u00e9e par les m\u00e9dias pour r\u00e9pondre \u00e0 ces maux ? La consommation de masse, personnifiant l&rsquo;ange d\u00e9chu du mat\u00e9rialisme. La publicit\u00e9 utilise des parties de la culture et les remod\u00e8lent \u00e0 son image en esp\u00e9rant cr\u00e9er une nouvelle culture, celle de la consommation. Bien souvent, elle r\u00e9ussit. Elle en fait de m\u00eame du corps des femmes, elle le remod\u00e8le, le standardise et fait en sorte qu&rsquo;il soit toujours inatteignable. Malheureusement, cette publicit\u00e9 est omnipr\u00e9sente et la femme devient ali\u00e9n\u00e9e et obs\u00e9d\u00e9e par la haine de son corps : la beaut\u00e9 est achetable, et il faut l&rsquo;acheter sous peine d&rsquo;\u00eatre laiss\u00e9e pour compte. Elle doit devenir la poup\u00e9e robotis\u00e9e de notre si\u00e8cle : mince, blanche, parfaite sous toutes les coutures, habill\u00e9e et pomponn\u00e9e tout en restant productive et arborant un joli sourire cachant sa dysphorie int\u00e9rieure. M\u00eame les nouvelles mamans doivent s&rsquo;y coller d\u00e9note Fanny Britt dans <em>Les Tranch\u00e9es<\/em>: pas le temps pour gu\u00e9rir de sa d\u00e9pression post-partum ou de laisser reposer son plancher pelvien en toute intimit\u00e9, il faut imm\u00e9diatement se remettre en forme, se rendre aux cours de yoga avec b\u00e9b\u00e9 en \u00e9quilibre sur la t\u00eate. Les jeunes enfants n\u2019y \u00e9chappe pas non plus, en 2019, Marie-No\u00eblle H\u00e9bert publie la bande dessin\u00e9e <em>La grosse laide<\/em>. Le libraire Jimmy Poirier commente la BD dans la revue <em>Les libraires<\/em> :  \u00ab C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une enfant qui porte tous les jours ses kilos en trop et le poids de la culpabilit\u00e9. Elle grandit seule face au miroir. Seule face au reste du monde. \u00c0 l\u2019\u00e9cole et dans sa famille, mots et regards se changent parfois en poignards aff\u00fbt\u00e9s. C\u2019est l\u2019histoire de milliers de personnes qui pr\u00e9f\u00e9reraient \u00eatre invisibles, plut\u00f4t que de vivre dans un corps qui ne correspond pas aux standards de beaut\u00e9 que v\u00e9hicule notre soci\u00e9t\u00e9. \u00bb <\/p>\n\n\n\n<p> D\u00e8s leur plus jeune \u00e2ge, on apprend aux jeunes filles \u00e0 porter attention \u00e0 leur apparence. Qu\u2019elles soient point\u00e9es du doigt ou non pour leur taille, leurs poils ou les v\u00eatements qu\u2019elles portent, elles seront aussi hyper sexualis\u00e9es. Ces faits sont pour moi banaux, ils t\u00e9moignent de mon exp\u00e9rience personnelle. Si je pose la question \u00e0 ma voisine, elle dira la m\u00eame chose : l\u2019ali\u00e9nation des femmes et la mise en march\u00e9 de leurs corps est tout ce qu\u2019il y a de plus banal, c\u2019est-\u00e0-dire de commun. Mais ce n\u2019est pas parce qu\u2019une r\u00e9alit\u00e9 n\u2019est pas rare qu\u2019elle n\u2019est pas discutable, importante. En me penchant sur la question, il est tr\u00e8s clair pour moi que toute forme de r\u00e9pression doit \u00eatre combattue, et l\u2019emprise que cherchent \u00e0 exercer les g\u00e9ants de la mode et des cosm\u00e9tiques, depuis tant de d\u00e9cennies, sur le corps et l\u2019image des femmes est un rejet de leur nature profonde qui op\u00e8re efficacement dans leur psych\u00e9 en r\u00e9primant leur d\u00e9veloppement. Mona Chollet, auteure de <em>Sorci\u00e8res. La puissance invaincue des femmes <\/em>d\u00e9fend ce point de vue dans son essai <em>Beaut\u00e9 fatale<\/em> paru en 2012: \u00ab Les cons\u00e9quences de cette ali\u00e9nation sont loin de se limiter \u00e0 une perte de temps, d\u2019argent et d\u2019\u00e9nergie. La peur de ne pas plaire, de ne pas correspondre aux attentes, la soumission aux jugements ext\u00e9rieurs, la certitude de ne jamais \u00eatre assez bien pour m\u00e9riter l\u2019amour et l\u2019attention des autres traduisent et amplifient tout \u00e0 la fois une ins\u00e9curit\u00e9 psychique et une autod\u00e9valorisation qui \u00e9tendent leurs effets \u00e0 tous les domaines de la vie des femmes. Elles les am\u00e8nent \u00e0 tout accepter de leur entourage ; \u00e0 faire passer leur propre bien-\u00eatre, leurs int\u00e9r\u00eats, leur ressenti, apr\u00e8s ceux des autres ; \u00e0 s\u2019adapter \u00e0 tout prix, au lieu de fixer leurs propres r\u00e8gles ; \u00e0 ne pas savoir exister autrement que par la s\u00e9duction, se condamnant ainsi \u00e0 un \u00e9tat de subordination permanente ; \u00e0 se mettre au service de figures masculines admir\u00e9es, au lieu de poursuivre leurs propres buts. Ainsi, la question du corps pourrait bien constituer un levier essentiel, la cl\u00e9 d\u2019une avanc\u00e9e des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences conjugales \u00e0 celle contre les in\u00e9galit\u00e9s au travail passant par la d\u00e9fense des droits reproductifs. \u00bb Pour moi, la question de l\u2019assujettissement du corps des femmes est clarifi\u00e9e. Certes, une femme a la possibilit\u00e9 de tenter de se r\u00e9approprier son corps, mais elle doit se battre, quand la culture environnante ne fait que mettre de l&rsquo;avant l&rsquo;arch\u00e9type d&rsquo;une femme passive, soumise et pr\u00e9occup\u00e9e par son image.<\/p>\n\n\n\n<p>Oui, je me permets de penser, il devrait y avoir des lois qui serviraient \u00e0 nous prot\u00e9ger d\u2019une telle perversion de la culture, mais j\u2019ai bien peur que le syst\u00e8me patriarcal et capitaliste soit d\u00e9j\u00e0 pourri jusqu\u2019\u00e0 la moelle. En \u00e9coutant ce que la sorci\u00e8re (sorci\u00e8re : on revendique le terme de la m\u00eame fa\u00e7on que d\u2019autres communaut\u00e9s oppress\u00e9es revendiquent l\u2019utilisation de termes qui ont d\u2019abord servis \u00e0 les discriminer, tel que queer et bitch, on renverse ainsi l\u2019ordre \u00e9tabli) et \u00e9cof\u00e9ministe Starhawk a \u00e0 dire dans <em>R\u00eaver l\u2019obscur : Femmes, magie et politique<\/em>, on comprend que la chasse aux sorci\u00e8res a aussi servi \u00e0 faire diversion pour calmer les r\u00e9voltes lors de la privatisation des terres et \u00e0 \u00e9radiquer les croyances pa\u00efennes, jug\u00e9es comme h\u00e9r\u00e9tiques, qui privil\u00e9giaient la reconnaissance du lien avec la terre et la connaissance approfondie de celle-ci. Se dessinent alors les racines de l\u2019anthropoc\u00e8ne, et donc du r\u00e9chauffement climatique, de la destruction massive de plusieurs formes de vie sur terre. De cette fa\u00e7on, on peut difficilement envisager de ne lutter que pour les droits des femmes, lutter r\u00e9ellement pour les droits des femmes, c\u2019est lutter pour la vie sur terre ; lutter aux c\u00f4t\u00e9s des premiers peuples qui prot\u00e8gent la terre parce qu\u2019elle est sacr\u00e9e ; c\u2019est lutter pour les droits de toutes les femmes, qu\u2019elles soient Trans, \u00e2g\u00e9es, enfants, peu importe leur origine ethnique ; c\u2019est lutter pour l\u2019abolition du capitalisme et de sa fausse d\u00e9mocratie ; c\u2019est lutter pour les hommes aussi, m\u00eame ceux qui se croient bien-pensants dans leur conservatisme actuel, car ils ont tort : le vrai conservatisme, c\u2019est celui qui sait reconna\u00eetre les richesses r\u00e9elles, celles qui sont durables, renouvelables et qui ne nous sont jamais dues. En 2020, il n\u2019y a rien de plus banal que d\u2019\u00eatre une poup\u00e9e, la figure de la sorci\u00e8re est elle aussi bien trop souvent banalis\u00e9e par la culture populaire. Mais alors je crois qu&rsquo;en \u00eatre une vraie, dans le monde r\u00e9el, l\u00e0 o\u00f9 les balais ne volent pas, c\u2019est radical.    <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-larger-font-size\">Sources:<\/p>\n\n\n\n<p>SILVIA FEDERICI, Caliban et la sorci\u00e8re, femmes, corps et accumulation primitive<\/p>\n\n\n\n<p>MONA CHOLLET, Sorci\u00e8res, La puissance invaincue des femmes, 2018<\/p>\n\n\n\n<p>MONA CHOLLET, Beaut\u00e9 fatale: les nouveaux visages d&rsquo;une ali\u00e9nation f\u00e9minine, 2012<\/p>\n\n\n\n<p>FANNY BRITT, Les tranch\u00e9es : maternit\u00e9, ambig\u00fcit\u00e9 et f\u00e9minisme, en fragments, 2013, publi\u00e9 chez Atelier 10<\/p>\n\n\n\n<p>JIMMY POIRIER, revue Les Libraireshttp:\/\/revue.leslibraires.ca\/nos-libraires-craquent\/bande-dessinee\/la-grosse-laide<\/p>\n\n\n\n<p>STARHAWCK, R\u00eaver l&rsquo;obscur : femmes, magie et politique, Cambourakis, 2015<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un titre long et large pour un probl\u00e8me d&rsquo;une importance capitale : l&rsquo;ali\u00e9nation des femmes au temps des syst\u00e8mes politiques et \u00e9conomiques capitalistes. 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