{"id":12235,"date":"2021-04-14T00:43:05","date_gmt":"2021-04-14T00:43:05","guid":{"rendered":"https:\/\/ethique-rlaroche.profweb.ca\/?p=12235"},"modified":"2021-09-13T13:59:37","modified_gmt":"2021-09-13T13:59:37","slug":"rapport-final-cerpcommission-denquete-sur-les-relations-entre-les-autochtones-et-certains-services-publics-ecoute-reconciliation-et-progres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/?p=12235","title":{"rendered":"Rapport final CERP:Commission d\u2019enqu\u00eate sur les relations entre les Autochtones et certains services publics : \u00e9coute, r\u00e9conciliation et progr\u00e8s"},"content":{"rendered":"\n<p>EFFACER LA PR\u00c9SENCE AUTOCHTONE: Durant la seconde moiti\u00e9 du 19e si\u00e8cle, les habitants francophones de la province de Qu\u00e9bec craignent pour la survie du fait fran\u00e7ais et des valeurs qu\u2019il v\u00e9hicule. S\u2019ensuit une volont\u00e9 d\u2019occuper le territoire. Pour les peuples autochtones, le choc est brutal. Au fur et \u00e0 mesure que s\u2019affirme la volont\u00e9 politique d\u2019assurer la survie de la culture canadienne-fran\u00e7aise par la colonisation, c\u2019est l\u2019existence m\u00eame de ces nations que l\u2019on tend \u00e0 effacer, d\u2019abord des livres d\u2019histoire, puis du territoire.<\/p>\n\n\n\n<p>LE QU\u00c9BEC COLONISATEUR: Devenus minoritaires \u00e0 la suite de l\u2019Acte d\u2019Union de 1840, \u00e0 la fin du 19e&nbsp;si\u00e8cle, les francophones subissent une certaine marginalisation \u00e9conomique. Le manque de terres arables et la situation \u00e9conomique difficile dans les campagnes entra\u00eenent le d\u00e9part de centaines de milliers de Canadiens fran\u00e7ais vers les villes ou la Nouvelle-Angleterre. En raison de cet exode urbain, certains membres de l\u2019\u00e9lite craignent pour la survie de la \u00ab race canadienne-fran\u00e7aise \u00bb. Le clerg\u00e9 demande donc au gouvernement de soutenir la colonisation. \u00c0 partir de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du 19e&nbsp;si\u00e8cle, le retour \u00e0 la terre ainsi pr\u00f4n\u00e9 est per\u00e7u comme un ancrage pour la culture, la langue, la religion et les traditions canadiennes-fran\u00e7aises.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gens \u00e9duqu\u00e9s cherchent \u00e0 dissocier les Canadiens fran\u00e7ais des Autochtones en attribuant toutes les vertus aux premiers et tous les vices aux seconds. Les Autochtones sont tant\u00f4t infantilis\u00e9s (on les appelle \u00ab les enfants des bois \u00bb) et en mal de civilisation, tant\u00f4t d\u00e9crits comme des barbares bloquant le chemin au progr\u00e8s. Ces images demeureront bien vivantes dans les manuels scolaires jusque dans les ann\u00e9es&nbsp;1960 et 1970.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab Les missionnaires, m\u00eame s\u2019ils n\u2019avaient peut-\u00eatre pas compris que leur objectif d\u2019\u00e9vang\u00e9lisation \u00e9tait de supprimer, de traiter les Inuits comme des enfants. Il s\u2019agit donc d\u2019un effet de\u2026 vous savez, l\u2019une des premi\u00e8res choses consiste \u00e0 nous traiter, comme si nous n\u2019avions aucune connaissance. \u00bb<\/em> <em>Lisa Qiluqqi Koperqualuk, peuple inuit<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autre part, les historiens tendent \u00e0 effacer les Premiers Peuples de l\u2019histoire nationale. En 1950, Lionel Groulx \u00e9voque un territoire quasi d\u00e9sert&nbsp;\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens : \u00ab [a]u Canada, on avait affaire \u00e0 un pays aux espaces immenses, mais presque vides, peupl\u00e9 de rares tribus indig\u00e8nes, celles-ci capables tout au plus d\u2019une insignifiante collaboration \u00e9conomique \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin du si\u00e8cle, les fronti\u00e8res m\u00eames du Qu\u00e9bec changent, refl\u00e9tant la volont\u00e9 d\u2019occuper et d\u2019exploiter une r\u00e9gion de plus en plus vaste. En 1927, les limites territoriales du Qu\u00e9bec ressemblent d\u00e9sormais \u00e0 celles que nous connaissons aujourd\u2019hui. Les effets de la colonisation se font sentir aussi bien dans les communaut\u00e9s autochtones de la vall\u00e9e du Saint-Laurent, dont l\u2019espace vital se r\u00e9tr\u00e9cit sans cesse, que dans celles du Moyen-Nord qu\u00e9b\u00e9cois, qui sont affect\u00e9es par le d\u00e9veloppement consid\u00e9rable de l\u2019industrie foresti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir du d\u00e9but du 20e&nbsp;si\u00e8cle, le gouvernement joue un r\u00f4le dans le processus de colonisation. Ce sont toutefois les religieux qui auront le r\u00f4le central dans le d\u00e9veloppement des \u00ab nouvelles \u00bb r\u00e9gions \u00e0 partir de 1840. Du recrutement dans les villages au sud de la province \u00e0 l\u2019appui logistique et moral n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement des colons au nord, ils ont \u00e9t\u00e9 d\u2019ardents d\u00e9fenseurs de l\u2019entreprise coloniale. Les missionnaires n\u2019ont d\u2019ailleurs pas attendu les grands mouvements de colonisation pour investir les r\u00e9gions plus isol\u00e9es du Qu\u00e9bec et aller \u00e0 la rencontre des Autochtones. Envoi de pr\u00eatres en territoires autochtones, o\u00f9 ils s\u00e9journent d\u00e9sormais quelques mois par ann\u00e9e durant la p\u00e9riode estivale. Leurs efforts visent surtout \u00e0 remplacer les pratiques et les croyances ancestrales, per\u00e7ues comme diaboliques par les disciples du christianisme. Les missionnaires assurent \u00e9galement aux Autochtones un certain soutien mat\u00e9riel et offrent des soins m\u00e9dicaux. La persistance des rituels autochtones indique cependant que tous ne se sont pas convertis avec la m\u00eame ferveur ou que celle-ci n\u2019implique pas n\u00e9cessairement un renoncement aux croyances traditionnelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs pensionnats indiens ouvrent leurs portes, dont les deux premiers sur la m\u00eame \u00eele \u00e0 l\u2019est de la baie James, \u00e0 Fort George (aujourd\u2019hui Chisasibi). Il y a donc une comp\u00e9tition entre anglicans et catholiques pour l&rsquo;ouverture des pensionnats et pour la conversion des autochtones. La course interconfessionnelle \u00e0 la conversion des Autochtones a notamment men\u00e9 \u00e0 la multiplication des pensionnats dans l\u2019Ouest canadien. <\/p>\n\n\n\n<p>UN TERRITOIRE EXPLOIT\u00c9 ET R\u00c9GLEMENT\u00c9: Exploitation des ressources naturelles par l\u2019entreprise priv\u00e9e. L\u2019exploitation foresti\u00e8re d\u00e9bute sur la r\u00e9serve de Wemotaci en 1920 et bien que les compagnies ont promis une coupe s\u00e9lective, elles n\u2019honorent pas cet engagement. Les travailleurs s\u2019adonnent \u00e9galement au pi\u00e9geage sur les terres de la r\u00e9serve.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sence de l\u2019industrie foresti\u00e8re exerce donc une pression consid\u00e9rable sur le mode de vie semi-nomade des Autochtones. Le braconnage pratiqu\u00e9 par les nouveaux arrivants r\u00e9duit l\u2019acc\u00e8s des Autochtones aux ressources essentielles \u00e0 leur survie. La construction d\u2019infrastructures telles que le chemin de fer modifie aussi consid\u00e9rablement le paysage des r\u00e9gions travers\u00e9es.  Au tournant du 20e&nbsp;si\u00e8cle, le passage d\u2019une industrie centr\u00e9e sur le bois d\u2019\u0153uvre \u00e0 la production de p\u00e2tes et papiers a \u00e9galement des impacts importants sur les modes de vie autochtones en raison des coupes foresti\u00e8res beaucoup plus importantes pratiqu\u00e9es. Les coupes massives des compagnies foresti\u00e8res d\u00e9truisent les \u00e9cosyst\u00e8mes (survie des Autochtones) et entra\u00eenent l\u2019encombrement des rivi\u00e8res par la drave. Les billots de bois achemin\u00e9s par flottage jusqu\u2019aux usines compliquent les d\u00e9placements sur les voies d\u2019eau, principales routes utilis\u00e9es par les Autochtones. <\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard au 20e&nbsp;si\u00e8cle, l\u2019exploitation de gisements miniers aura \u00e9galement un impact. La premi\u00e8re loi concernant les mines adopt\u00e9e en 1880 cite le principe de \u00ab libert\u00e9 de prospection mini\u00e8re \u00bb (free mining). Ce principe suppose une intervention minimale de l\u2019\u00c9tat et pr\u00f4ne les int\u00e9r\u00eats miniers.<\/p>\n\n\n\n<p>La construction de barrages sur les rivi\u00e8res et la cr\u00e9ation de r\u00e9servoirs inondant de vastes territoires se fait aussi sans tenir compte des communaut\u00e9s autochtones y r\u00e9sidant. La construction de barrages et d\u2019installations hydro\u00e9lectriques a touch\u00e9 de nombreuses r\u00e9gions du Qu\u00e9bec, notamment avec la cr\u00e9ation du r\u00e9servoir Baskatong (HautesLaurentides et Outaouais) en 1927, du r\u00e9servoir Cabonga (Outaouais) en 1928-1929 et du r\u00e9servoir Dozois (Abitibi-T\u00e9miscamingue) en 1949. Ces am\u00e9nagements entra\u00eenent la perte de territoire, de ressources et de lieux significatifs pour les populations autochtones, la contamination de l\u2019eau et les d\u00e9m\u00e9nagements forc\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres lois et r\u00e8glements restreignent la libert\u00e9 d\u2019agir des Autochtones, notamment avec l\u2019encadrement l\u00e9gislatif d\u2019activit\u00e9s traditionnelles telles que la chasse, la p\u00eache et le pi\u00e9geage. Malgr\u00e9 leurs constantes protestations, les Autochtones se retrouvent comme \u00ab des \u00e9trangers sur leurs propres rivi\u00e8res \u00bb. Acte des p\u00eacheries en 1858: droits de p\u00eache aux int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s. La l\u00e9gislation qu\u00e9b\u00e9coise encadre \u00e9troitement la chasse et certaines m\u00e9thodes de chasse traditionnelles des Autochtones sont interdites. <\/p>\n\n\n\n<p>Avec la cr\u00e9ation des r\u00e9serves \u00e0 castor par le gouvernement du Qu\u00e9bec dans les ann\u00e9es&nbsp;1930, les Autochtones disposent d\u00e9sormais de droits exclusifs de pi\u00e9geage sur ces terres. Cela a cependant pour effet de limiter la mobilit\u00e9 des Premi\u00e8res Nations et la dimension des territoires de trappe.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exploitation et la r\u00e9glementation des territoires ont pour cons\u00e9quence d\u2019encourager la cr\u00e9ation de r\u00e9serves. En effet, devant l\u2019invasion de leurs territoires, diff\u00e9rentes communaut\u00e9s se r\u00e9signent \u00e0 demander que certains territoires leur soient r\u00e9serv\u00e9s. Cependant, les r\u00e9serves ont pour fonction v\u00e9ritable de lib\u00e9rer le territoire de la pr\u00e9sence autochtone pour favoriser l\u2019exploitation des ressources naturelles.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab Il y a eu aussi\u2026 [\u2026] ce qu\u2019on pourrait appeler des r\u00e8glements et des politiques qui venaient enlever l\u2019exercice de nos droits fondamentaux, de vivre sur le territoire. Et on a eu \u00e9norm\u00e9ment de difficult\u00e9 \u00e0 continuer de vivre de ce mode de vie-l\u00e0. \u00bb<\/em> <em>Richard Kistabish, nation anishnabe<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>LA PARTICIPATION DES AUTOCHTONES AU D\u00c9VELOPPEMENT DU QU\u00c9BEC: La traite des fourrures est l\u2019activit\u00e9 privil\u00e9gi\u00e9e pour favoriser la collaboration et les \u00e9changes \u00e9conomiques, mais aussi culturels. De 1668 \u00e0 1970, la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson aura ouvert plus de 80&nbsp;comptoirs de traite de fourrure \u00e0 travers le territoire du Qu\u00e9bec. Cette coop\u00e9ration \u00e9conomique entre Autochtones et Allochtones n\u00e9cessite et g\u00e9n\u00e8re des rapports respectueux entre les peuples. De fait, la traite des fourrures sera b\u00e9n\u00e9fique aux peuples autochtones semi-nomades qui peuvent ainsi maintenir leur mode de vie. En contrepartie, chez les Allochtones, la traite permet la constitution d\u2019importantes fortunes, qui contribuent \u00e0 l\u2019essor du Qu\u00e9bec et du Canada.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Autochtones participent \u00e9galement au d\u00e9veloppement \u00e9conomique par l\u2019exploitation des ressources naturelles. De fait, l\u2019industrie foresti\u00e8re ayant r\u00e9duit la possibilit\u00e9 de subvenir \u00e0 leurs besoins par la traite des fourrures, de nombreux Autochtones se joignent aux \u00e9quipes de b\u00fbcherons. Ils participent aussi \u00e0 la construction des infrastructures li\u00e9es \u00e0 la colonisation. Les Autochtones sont aussi pr\u00e9sents lorsque les prospecteurs miniers partent \u00e0 la recherche de nouveaux gisements, d\u00e9couvrant parfois eux-m\u00eames les m\u00e9taux dans leurs sous-sols.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab Je pense qu\u2019en ce qui concerne l\u2019exploration et le d\u00e9veloppement, [les g\u00e9ologues] n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 en mesure de r\u00e9aliser ce qu\u2019ils ont r\u00e9alis\u00e9 s\u2019ils n\u2019avaient pu compter sur la pr\u00e9sence de personnes qui connaissaient tr\u00e8s bien la r\u00e9gion et [\u2026] qui ont partag\u00e9 certaines de leurs connaissances\u2026 \u00bb<\/em> <em>Glenda Sandy, nation naskapie<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019artisanat autochtone se popularise et devient une source de revenus pour certaines nations. D\u2019autres d\u00e9veloppent des expertises particuli\u00e8res, comme les monteurs de hautes charpentes m\u00e9talliques. Ces ouvriers sp\u00e9cialis\u00e9s dans l\u2019acier ont \u0153uvr\u00e9 sur un grand nombre de chantiers am\u00e9ricains. <\/p>\n\n\n\n<p>Bien peu de choses ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crites sur les relations entre les Autochtones et les Allochtones dans le contexte de la colonisation. Pourtant, le d\u00e9veloppement de certaines r\u00e9gions comme la Mauricie et l\u2019Abitibi-T\u00e9miscamingue ont provoqu\u00e9 des rencontres et des relations entre eux. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>EFFACER LA PR\u00c9SENCE AUTOCHTONE: Durant la seconde moiti\u00e9 du 19e si\u00e8cle, les habitants francophones de la province de Qu\u00e9bec craignent pour la survie du fait &#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":299,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[239],"tags":[],"class_list":["post-12235","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-hiver-2021"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12235","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/299"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12235"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12235\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12694,"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12235\/revisions\/12694"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12235"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12235"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12235"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}