{"id":5689,"date":"2020-11-02T22:15:30","date_gmt":"2020-11-02T22:15:30","guid":{"rendered":"https:\/\/ethique-rlaroche.profweb.ca\/?p=5689"},"modified":"2021-02-01T19:51:05","modified_gmt":"2021-02-01T19:51:05","slug":"le-hip-hop-tresor-de-bronx-journal-de-bord","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.ethique-rlaroche.philo-cvm.ca\/?p=5689","title":{"rendered":"Le Hip-Hop, tr\u00e9sor de Bronx (Journal de bord)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.augmentedart.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/BBoy.jpg\" alt=\"Afficher l\u2019image source\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Le\u00e7on 2:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Apathie: une absence d&rsquo;\u00e9nergie, incapacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9agir, mollesse. La personne atteinte d&rsquo;apathie se montre g\u00e9n\u00e9ralement indiff\u00e9rente \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion, la passion, la motivation.\/ H\u00e9g\u00e9monie: Supr\u00e9matie politique, \u00e9conomique et sociale.\/ R\u00e9sistance politique: opposition \u00e0 toutes formes de politique, donc d&rsquo;organisation de la soci\u00e9t\u00e9 dans un lieu pr\u00e9d\u00e9fini.<\/li><li>Les ch\u00f4meurs qui persiste \u00e0 ne pas travailler\/ La Chine\/ <\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le\u00e7on 3<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;apathie politique : le d\u00e9calage entre les pratiques actuelles+ politique traditionnelle, l&rsquo;ampleur des act. sociales nous rend sceptique \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;action politique, notre d\u00e9sengagement est relatif \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de recourir aux experts dans plusieurs domaines (sant\u00e9, \u00e9conomie, \u00e9ducation, d\u00e9veloppement technologique).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le\u00e7on 4<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Disco Wiz et Grandmaster Caz de New York racontant le Blackout de l\u2019\u00e9t\u00e9 1977: Disco Wiz et Gandmaster \u00e9taient en train au milieu d&rsquo;un duel de musique quand les lumi\u00e8res des lampadaires et leur bo\u00eete \u00e0 rythmes commen\u00e7aient \u00e0 s&rsquo;\u00e9teindre. Alors qu&rsquo;eux et la foule \u00e9taient confus, plusieurs r\u00e9alis\u00e8rent que c&rsquo;\u00e9tait un black-out et ce mirent \u00e0 vandaliser des b\u00e2timents, dont leur propri\u00e9taires n&rsquo;eurent pas le temps de fermer avant. La moiti\u00e9 de la foule se pr\u00e9cipitait vers eux mais ils les repoussaient en montrant leur fusil. Ils partaient des lieux avec leur set, croisant des gens et familles transport\u00e9s de gros produits. Disco Wiz en est venu avec la th\u00e9orie que ce black-out a amener un grand boom dans la communaut\u00e9 du Hip-hop car, avant le blackout, il n&rsquo;y avait que 5 groupes connu et, apr\u00e8s le blackout, tout le monde, dans l&rsquo;\u00e9tendu de la zone, \u00e9taient des DJs.<\/p>\n\n\n\n<p>commentaires de 2 autres artistes: Whipper Whip: Il n&rsquo;\u00e9tait pas sorti de chez lui mais, le lendemain, comme il disait, \u00ab Toute New York \u00e9tait en solde\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Tony Tone: Il ne pouvait pas sorti. De ce qu&rsquo;il en sait, beaucoup de gens volaient des cyclomoteur et, ce jour-ci, tout le monde en voulait.<\/p>\n\n\n\n<p>Banksy et son \u0153uvre controvers\u00e9: L&rsquo;artiste anglais Banksy (connut pour son art urbain satirique (ou street art)) est interpell\u00e9 par le Pr\u00e9sident du Bronx Borough pour son oeuvre du 22 octobre qu&rsquo;il a appos\u00e9 sur un mur du Bronx, \u00a0\u00bb Ghetto 4 Life \u00a0\u00bb, et anim\u00e9 de vives r\u00e9actions chez les habitants locaux. Le pr\u00e9sident affirme que Banksy \u201d<em>met \u00e0 mal nos efforts de donner une nouvelle image du Bronx. Les mots que Banksy a choisis&nbsp;ont agac\u00e9 plus d&rsquo;un habitant du Bronx, et \u00e0 raison. Nous ne sommes pas un \u201cGhetto&nbsp;pour la&nbsp;vie\u201d, nous sommes un arrondissement plein de vie, compos\u00e9 d&rsquo;une grande diversit\u00e9 de communaut\u00e9s. Nous sommes un endroit o\u00f9 des personnes vivent le R\u00eave Am\u00e9ricain. Nous sommes le foyer de 1,4 millions de personnes,&nbsp;ce que&nbsp;Banksy ferait mieux de garder en t\u00eate avant de faire commerce de clich\u00e9s \u00e9cul\u00e9s sur notre arrondissement<\/em>\u201c. Le graffiti est aujourd&rsquo;hui cach\u00e9 derri\u00e8re un rideau de fer et, si&nbsp;Melrose se&nbsp;trouve bien dans la partie du Bronx qui a \u00e9t\u00e9 durement&nbsp;touch\u00e9e par la d\u00e9gradation urbaine exceptionnelle des ann\u00e9es 1970, c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui aussi un des quartiers qui fait l&rsquo;objet de nombreux programmes de r\u00e9novation urbaine, notamment par l&rsquo;engagement d&rsquo;organisations communautaires locales.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le\u00e7on 5<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><em>Le lib\u00e9ralisme affirme la primaut\u00e9 des droits de la personne sur le Droit de la Nation ou de l\u2019\u00c9tat.<\/em><\/li><li><em>Il implique des r\u00e9glementations ayant pour objectif de prot\u00e9ger les libert\u00e9s individuelles.<\/em><\/li><li><em>L\u2019\u00c9tat et le droit ont pour fonction d\u2019assurer l\u2019ind\u00e9pendance des personne devant l\u2019emporter sur la majorit\u00e9.<\/em><\/li><li><em>La r\u00e9ussite de la vie de l\u2019individu rel\u00e8ve du domaine priv\u00e9.<\/em><\/li><li><em>C\u2019est la neutralit\u00e9 de l\u2019espace public.<\/em><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;\u00e9mergence du Hip Hop dans le South Bronx<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le\u00e7on 1<\/strong>:<\/p>\n\n\n\n<p>Le Hip Hop sera cr\u00e9\u00e9 dans un contexte politique de lutte par les communaut\u00e9s afro-\/ latino-am\u00e9ricaine pour la justice et l&rsquo;\u00e9galit\u00e9. Autre tension \u00e0 caract\u00e8re \u00e9thique et politique est l&rsquo;opposition entre l&rsquo;int\u00e9grationnisme et le nationalisme (principe politique tendant \u00e0 l\u00e9gitimer l&rsquo;existence d&rsquo;un \u00c9tat-nation pour chaque peuple).<\/p>\n\n\n\n<p>Ligne du temps: <\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Naissance de Robert Moses le 18 d\u00e9cembre 1888<\/li><li>Naissance de Rosa Park le 4 f\u00e9vrier 1913<\/li><li>Naissance de John F. Kennedy le 29 mai 1917<\/li><li>Naissance de Jackie Robinson le 31 Janvier 1919<\/li><li>Naissance de Malcolm X le 19 mai 1925<\/li><li>Naissance de Martin Luther King le 15 janvier 1929<\/li><li>Naissance de Angela Davis le 26 janvier 1944 (vivante \u00e0 ce jour)<\/li><li>Recrutement de Jackie Robinson le 23 octobre 1945 par Branch Rickey, manager g\u00e9n\u00e9ral des Dodgers de Brooklyn, dont il l&rsquo;avise du calvaire qu&rsquo;il vivrait pendant au moins 3 ans, et int\u00e8gre les Royaux de Montr\u00e9al en ligue mineure pour une saison. Sa saison 1946, bien que charg\u00e9 par la pression dirig\u00e9 vers lui, montre son talent qui a mener les Royaux au titre de champion de la Ligue internationale et est d\u00e9sign\u00e9e comme \u00e9v\u00e9nement historique en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Qu\u00e9bec, \u00e0 la suggestion de la Ville de Montr\u00e9al.<\/li><li>Naissance de Reggie Jackson le 18 mai 1946 (vivant \u00e0 ce jour)<\/li><li>Int\u00e9gration de Jackie Robinson en tant que premier joueur de baseball noir dans la Ligue Majeur (15 avril 1947) (Fait: depuis 2004, la Ligue d\u00e9die le 15 avril \u00e0 la m\u00e9moire de Robinson)<\/li><li>D\u00e9but de la construction du Cross Bronx Expressway par Robinson Moses, une voie critiqu\u00e9 pour avoir entra\u00een\u00e9 le d\u00e9racinement d&rsquo;un tr\u00e8s <code>grand nombre de familles de classe ouvri\u00e8re et de plusieurs entreprises locales.<\/code><\/li><li><code>Naissance de DJ Kool Herc le 16 avril 1955 (vivant \u00e0 ce jour)<\/code><\/li><li><code>1er d\u00e9cembre 1955: Jour o\u00f9 Rosa Parks devenue c\u00e9l<\/code>\u00e8bre pour avoir refus\u00e9e de c\u00e9der sa place \u00e0 un passager blanc dans l&rsquo;autobus, \u00e0 Montgomery.<\/li><li>13 novembre 1956:  la Cour supr\u00eame des \u00c9tats-Unis casse les lois s\u00e9gr\u00e9gationnistes dans les bus, les d\u00e9clarant anticonstitutionnelles, d\u00fb \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement connu du bus impliquant Rosa Parks.<\/li><li>Retraite de Robinson le 5 janvier 1957.<\/li><li>Naissance de Afrika Bambaataa le 17 avril 1957 (vivant \u00e0 ce jour)<\/li><li>Naissance de Grand Master Flash le 1er janvier 1958 (vivant \u00e0 ce jour)<\/li><li>11 juin 1963: \u00e0 la suite de la crise qui oppose le gouverneur de l&rsquo;Alabama George Wallace, qui refuse l&rsquo;inscription de deux jeunes \u00e9tudiants noirs \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de l&rsquo;Alabama, au gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, Kennedy prononce le discours sur les droits civiques : \u00ab Nous sommes, \u00e0 la fois en tant que pays et en tant que peuple, face \u00e0 une crise des valeurs morales \u00bb<\/li><li>28 ao\u00fbt 1963: Kennedy rencontre Martin Luther King et les autres dirigeants du mouvement am\u00e9ricain des droits civiques apr\u00e8s une manifestation, qui rassemble plus de 250 000 Am\u00e9ricains, devant le m\u00e9morial au pr\u00e9sident Lincoln. C&rsquo;est ce jour-ci que Martin avait prononc\u00e9 son discours l\u00e9gendaire, intitul\u00e9 \u00a0\u00bb I Have a Dream \u00a0\u00bb.  <\/li><li>Mort de John F. Kennedy, assassin\u00e9 le 22 novembre 1963<\/li><li>Mort de Malcom X, assassin\u00e9 le 21 f\u00e9vrier 1965<\/li><li>Mort de Martin Luther King, assassin\u00e9 le 4 avril 1968<\/li><li>Mort de Jackie Robinson le 24 octobre 1972<\/li><li>Mort de Robert Moses le 29 juillet 1981<\/li><li>Mort de Rosa Park le 24 octobre 2005<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Le\u00e7on 2:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les sorci\u00e8res \u00e9taient montr\u00e9es oppos\u00e9 \u00e0 la religion, ce qui leur permettait de maintenir l&rsquo;image bienveillante de la religion. Dans le cas du Expressway, la pr\u00e9sence de ces habitants pauvres \u00e9taient un obstacle \u00e0 la construction de la route et dans le d\u00e9veloppement urbain, mais il \u00e9tait aussi question \u00ab d&rsquo;\u00e9pargner autant que possible \u00e0 Manhatann le spectacle de la laideur\u00bb. Robert Moses voulait mobilis\u00e9 ces gens hors de l&rsquo;ensemble de la cit\u00e9 et les transf\u00e9rer de leur HLM, d\u00e9ja instable, dans des \u00ab parcs \u00bb, des logements neutres, isol\u00e9s et amenant la criminalit\u00e9, comme on transf\u00e9rait des pr\u00e9sum\u00e9es sorci\u00e8res, vieilles ou peu fortun\u00e9es, dans des prisons pour embellir l&rsquo;image de la Religion.  <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le\u00e7on 3:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La musique est l&rsquo;art de combiner les sons d&rsquo;une mani\u00e8re agr\u00e9able \u00e0 l&rsquo;oreille et un concept universel, ouvert \u00e0 tout le monde et accessible par n&rsquo;importe quel moyen permettant de faire du son, souvent d\u00e9fini comme une forme de communication pour transmettre des sentiments et des \u00e9tats d&rsquo;\u00e2me. Le Hip-hop est identitaire au South Bronx par le message qu&rsquo;il illustre, leur r\u00e9alit\u00e9. Or, sa musicalit\u00e9 est appr\u00e9ci\u00e9 par les jeunes et grands citoyens de la ville du South Bronx, mais aussi de New York, et, \u00e0 certaines exceptions, montrent des intentions pacifiques et encourageantes. Les fans afro et latino-am\u00e9ricains se r\u00e9unissent ensemble pour d\u00e9crire leur r\u00e9alit\u00e9 et les conditions injustes qu&rsquo;ils vivent, signe d&rsquo;une rancune contre la soci\u00e9t\u00e9, mais fait appel aux changements et les paroles viennent atteindre la conscience de ceux qui prenne le temps de les comprendre. Ils peuvent participer, jouer de la musique, danser, se d\u00e9fouler, rire, sourire, et, dans cet environnement de plaisir libre, les habitants du South Bronx, et d&rsquo;autres, peuvent oublier leur probl\u00e8mes pour un temps.  <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hip-Hop (informations)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9finition: un genre musical caract\u00e9ris\u00e9 par un rythme accompagn\u00e9 par son expression musicale le rap et de la culture artistique l&rsquo;entourant cr\u00e9\u00e9 \u00e0 New York dans le South Bronx au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, d\u00e9butant dans les ghettos noirs et latinos de New York jusqu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;\u00e9tendre rapidement dans l&rsquo;ensemble du pays puis dans le monde entier, devenant une culture urbaine importante.<\/p>\n\n\n\n<p>La culture hip-hop conna\u00eet 5 disciplines (avant que, de nos jours, le hip-hop se connait plus par son expression musicale):<\/p>\n\n\n\n<p>Le Rap (ou MCing): D\u00e9but des ann\u00e9es 1970 dans les ghettos aux \u00c9tats-Unis, se caract\u00e9rise par sa diction tr\u00e8s rythm\u00e9e et en rimes, le plus souvent une succession de de couplets s\u00e9par\u00e9s par des refrains.  <\/p>\n\n\n\n<p>Le DJing (ou DJ mix\/set): consiste pour un DJ \u00e0 encha\u00eener la diffusion de plusieurs musiques enregistr\u00e9es de mani\u00e8re fluide ( c&rsquo;est-\u00e0-dire musicalement coh\u00e9rente ), consistant \u00e0 cr\u00e9er un nouveau de quelques minutes  <\/p>\n\n\n\n<p>Le Break dancing (ou b-boying): style de danse d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 New York dans les ann\u00e9es 1970, caract\u00e9ris\u00e9 par ses mouvements de corps saccad\u00e9s, son aspect acrobatique et ses figures au sol.<\/p>\n\n\n\n<p>le Graffiti: Comptant parmi les formes d&rsquo;art urbain,  le graffiti consiste en une image ou une inscription ex\u00e9cut\u00e9e sur une surface publique, dont la peinture a\u00e9rosol en bombe et les gros marqueurs, sortant au tournant des ann\u00e9es 1960, sont les plus utilis\u00e9s. (dans le cas du th\u00e8me du Hip-hop, le graffiti se voit, pour la majorit\u00e9 des citoyens, comme un acte de vandalisme pour d\u00e9truire mais, pour d&rsquo;autres, le graffiti est un art de vivre, un loisir que ces graffeurs pratiquent comme une sorte de jeu de piste et de strat\u00e9gie g\u00e9ant pour signaler sa pr\u00e9sence dans un lieu et se faire conna\u00eetre)<\/p>\n\n\n\n<p>le Beatboxing: Consiste \u00e0 faire de la musique en imitant des instruments uniquement avec sa bouche et aussi en chantant, en grande partie les percussions. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Terminologie : La cr\u00e9ation du terme \u00ab hip-hop \u00bb est souvent attribu\u00e9e \u00e0 Keith Cowboy, rappeur de Grandmaster Flash and the Furious Five, mais avait \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 avant lorsque la musique \u00e9tait connue sous le nom de disco rap. Le fondateur de l&rsquo;Universal Zulu Nation Afrika Bambaataa est consid\u00e9r\u00e9 comme celui qui a attribu\u00e9 le terme \u00e0 la sous-culture \u00e0 laquelle la musique appartient ; bien qu&rsquo;il s&rsquo;ag\u00eet d&rsquo;un terme d\u00e9pr\u00e9ciatif appliqu\u00e9 \u00e0 ce type de musique. \u00c9tymologiquement, \u00ab Hip-hop \u00bb serait la combinaison du terme anglais <em>hip <\/em>qui signifie \u00ab \u00eatre dans le vent, \u00eatre branch\u00e9 \u00bb dans le parler de la rue, et de to hop dont on peut traduire le sens par sauter ou danser. Pour certains pionniers comme Grand Master Caz (un auteur, rappeur et DJ am\u00e9ricain, pionnier du mouvement hip-hop), le mot Hip Hop viendrait du mot \u00ab\u00a0Hippie\u00a0\u00bb car \u00e0 son origine ce mouvement culturel avait pour vocation de canaliser les frustrations et la violence pour en faire quelque chose de positif.<\/p>\n\n\n\n<p>Origines: Les populaires block parties (une f\u00eate de quartier qui r\u00e9unit un voisinage autour de quelques musiciens), venaient introduire des DJs, qui jouaient des genres musicaux populaires , en particulier funk et soul, et \u00e9taient re\u00e7u positivement au Bronx. On accorde le titre de \u00ab p\u00e8re fondateur du hip-hop \u00bb au DJ Kool Herc, qui r\u00e9sidait au Bronx et organisait des blocks parties non loin de chez lui. Chez la jeunesse afro-am\u00e9ricaine et carib\u00e9enne du Bronx, ces blocks parties repr\u00e9sentaient des \u00e9chappatoires aux probl\u00e8mes quotidiennes qu&rsquo;ils rencontraient, les injustices sociales au sein des ghettos, telles les coupes budg\u00e9taires dans les domaines qui les concernaient et la r\u00e9novation urbaine les excluant d\u2019une pleine participation sociale. Ainsi, le hip-hop donnait un meilleur sens \u00e0 ces ghettos.<\/p>\n\n\n\n<p>Introduction du rap: La musique hip-hop introduit le rap, dont les racines remontent \u00e0 la musique afro-am\u00e9ricaine et plus loin \u00e0 la musique africaine, dans sa culture, mais ne se retrouvent pas dans les chansons de Hip-hop, or bien que la majeure partie du genre est accompagn\u00e9 de rap. Cette introduction s&rsquo;accompagne de l&rsquo;influence des traditions afro-am\u00e9ricaines <em>signifyin&rsquo; <\/em>( l&rsquo;usage des jeux de mots qui exploitent l&rsquo;\u00e9cart entre le sens d\u00e9notative et figurative des mots pour cr\u00e9er une indirection), les insultes rituelles (&nbsp;une joute verbale dans laquelle des individus s&rsquo;insultent de mani\u00e8re caricaturale ), et la po\u00e9sie. Plus tard, les rappeurs varient de rythme et de style vocal, avec quelques br\u00e8ves rimes, souvent \u00e0 caract\u00e8res sexuels ou scatologiques, afin de se diff\u00e9rencier des autres et de divertir le public.<\/p>\n\n\n\n<p>Influence du disco: La musique hip-hop est influenc\u00e9 par le disco mais, lors des premiers jours du hip-hop, une division se fessait entre fans et d\u00e9tracteurs du disco. Le hip-hop \u00e9merge comme \u00ab une r\u00e9ponse directe \u00e0 la disco europ\u00e9anis\u00e9e \u00bb et les premi\u00e8res chansons se basaient principalement sur des boucles musicales de style hard funk. Or, en 1979, la boucle \/ chanson disco instrumentale devenaient de plus en plus la base de la musique hip-hop, cr\u00e9ant un genre musical nomm\u00e9 \u00ab disco rap \u00bb dont le style de ces musiciens diff\u00e8re des autres musiciens hip-hop qui se focalisent sur des rimes rapid-fire et des sch\u00e8mes rythmiques plus complexes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ann\u00e9es 1980: Elles se marquent par la diversification du hip-hop tandis que le genre se d\u00e9veloppe en des styles plus complexes, et New York devient un v\u00e9ritable laboratoire dans la cr\u00e9ation de nouveaux sons hip-hop. L&rsquo;hip-hop \u00e9lectro se cr\u00e9e et se prolifie, comme les albums hip-hop au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, gr\u00e2ce \u00e0 la boite \u00e0 rythmes Roland TR-808, un appareil abordable et choisi pour sa qualit\u00e9 analogique. Les paroles et th\u00e8mes se d\u00e9veloppent, devenant m\u00e9taphorique, explorant diverses vari\u00e9t\u00e9s de sujets et les paroles sont chant\u00e9es de diff\u00e9rentes mani\u00e8res. Des artistes r\u00e9volutionnent le hip-hop, des labels ind\u00e9pendantes atteignent le succ\u00e8s, des rappeurs se font conna\u00eetre dans la sc\u00e8ne publique et, contrairement aux ann\u00e9es avant 1980 o\u00f9 le hip-hop ne se consacrait qu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il se passait localement aux \u00c9tats-Unis, il s&rsquo;\u00e9tend dans plusieurs pays. Notez que le hip-hop a toujours gard\u00e9 de proches relations avec la communaut\u00e9 latino de New York.<\/p>\n\n\n\n<p>Hip-hop new school: il d\u00e9signe la seconde vague de hip-hop, \u00e9mergeant entre 1983 et 1984 \u00e0 New York, qui se caract\u00e9rise par une forme minimaliste guid\u00e9e par une bo\u00eete \u00e0 rythmes influenc\u00e9 par le rock music. Il est not\u00e9 pour son rap, ses commentaires socio-politiques violents, des \u00e9l\u00e9ments qui contrastent avec l&rsquo;image que renvoi les groupes inspir\u00e9s par le funk et disco d&rsquo;avant 1984, et la dur\u00e9e plus courtes de leur chansons pour faciliter leur diffusion \u00e0 la radio<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or: C&rsquo;est entre le milieu des ann\u00e9es 1980 et la fin des ann\u00e9es 1990 que le hip-hop conna\u00eet son \u00e2ge d&rsquo;or, d\u00e9finit par sa diversit\u00e9, sa qualit\u00e9, son innovation et l&rsquo;importance de son contenus, ayant un lien fort entre l&rsquo;afrocentrisme (une vision du monde cherchant \u00e0 mettre en avant l&rsquo;identit\u00e9 particuli\u00e8re et les apports des cultures africaines \u00e0 l&rsquo;histoire mondiale) et le militantisme politique. Les artistes et groupes souvent associ\u00e9s \u00e0 cette p\u00e9riode sont Public Enemy, Boogie Down Productions, Eric B. and Rakim, De La Soul, A Tribe Called Quest, Gang Starr, Big Daddy Kane et les Jungle Brothers<\/p>\n\n\n\n<p>1990: Le <em>Billboard <\/em> d\u00e9crit cette ann\u00e9e comme \u00ab l&rsquo;ann\u00e9e o\u00f9 le rap a explos\u00e9 \u00bb . Avec <em>Fear of a Black Planet <\/em>de Public Enemy qui emporte le succ\u00e8s critique et public, il joue un r\u00f4le cl\u00e9 dans la popularisation du hip-hop aupr\u00e8s du grand public en 1990 et plusieurs albums et rappeurs font succ\u00e8s. Malgr\u00e9 le soutien des cha\u00eenes de radio afro-centr\u00e9es, le hip-hop devient l&rsquo;un des meilleurs genres musicaux du milieu des ann\u00e9es 1990, qui, en 1999, compte un total de 81 millions d&rsquo;albums vendus.<\/p>\n\n\n\n<p>Ann\u00e9es 2000: Sa popularit\u00e9 continue de s&rsquo;accro\u00eetre. Le hip-hop alternatif resurgit au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 gr\u00e2ce au nouveau engouement du public pour la musique ind\u00e9pendante.<\/p>\n\n\n\n<p>Valeurs: Le mouvement est porteur du message d&rsquo;Afrika Bambaataa et de la Zulu Nation qui a pr\u00f4n\u00e9 les valeurs : \u00ab Peace, love, unity and having fun \u00bb soit \u00ab la paix, l&rsquo;amour, l&rsquo;unit\u00e9 et s&rsquo;amuser \u00bb, mais aussi le respect d&rsquo;autrui ainsi que l&rsquo;unit\u00e9 des peuples et le d\u00e9passement de soi. Il peut repr\u00e9senter un lieu de m\u00e9tissage o\u00f9 on allie les probl\u00e8mes contemporains aux forces ancestrales, les uns r\u00e9pondant aux autres, et une culture pacifiste, pr\u00f4nant la pluri-racialit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Confrontant aussi une culture dominante, les personnes adh\u00e9rant aux valeurs du hip hop, en particulier \u00e0 ses d\u00e9bats, sont souvent victimes d\u2019une marginalisation sociale, luttent par le fait m\u00eame pour une meilleure inclusion, pour elles-m\u00eames et pour les autres, et cherche dans la capacit\u00e9 du hip-hop \u00e0 faire \u00e9voluer la soci\u00e9t\u00e9.  On voit m\u00eame une dimension militante \u00e0 ces mouvements en raison des actions tourn\u00e9es vers l\u2019aide \u00e0 la jeunesse de la rue.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Musique exemple: <\/strong>Public Enemy &#8211; Can&rsquo;t truss it  https:\/\/youtu.be\/am9BqZ6eA5c <\/p>\n\n\n\n<p>Th\u00e8mes: esclavage, maltraitance des noirs, condition de vie mis\u00e9rable<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Charles Larmore:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;id\u00e9e de neutralit\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Deux probl\u00e8mes fondamentaux \u00e9taient de mise depuis le 16\u00e8me: 1. fixer des limites morales au pouvoir des gouvernements, \u00e0 savoir leurs interdire un certain nb de choses, non pas seulement par simple prudence ou pour que les gouvernants respectent des r\u00e8gles, mais aussi pour que ceux-ci reconnaissent et promouvoir un bien commun. 2.  <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jeff Chang<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le Bronx et la politique de l&rsquo;abandon<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le South Bronx, au Yankee Stadium, se tenait une partie de baseball, confrontant les New York Yankees au Los Angeles Dodgers, malgr\u00e9 l&rsquo;horrible temps. Parmi les Yankees se tenait Reggie Jackson, le cogneur de home-runs, leur premier joueur noir, dont la relation avec ses co\u00e9quipiers \u00e9tait gu\u00e8re bonne, eux qui le ha\u00efssait pour son salaire (bien que comparable \u00e0 ceux de certains joueurs blancs) et son arrogance, et celle non plus avec son entraineur, qui s&rsquo;\u00e9taient oppos\u00e9 \u00e0 sa signature, \u00e9tant la plus couteuse de leur histoire. Il plaint l&rsquo;irrespect de son \u00e9quipe, lui qui logeait dans une chambre d\u2019h\u00f4tel luxueusement am\u00e9nag\u00e9e, qui jouait sur les deux tableaux en s\u2019abritant \u00e0 la fois derri\u00e8re les droits civiques et le Black Power. Mais avant lui, Jackie Robinson, joueur chez les Dodgers de Los Angeles, s&rsquo;\u00e9taient pr\u00e9sent\u00e9 comme un solide militant de la cause \u00e9galitaire et ouvrit la voie \u00e0 la R\u00e9volution des droits civiques. l&rsquo;\u00e9nergie \u00e9tait pr\u00e9sente pour affirmer le droit des Noirs, mais trop que l&rsquo;intensit\u00e9 des manifestations devenaient destructives et inarr\u00eatables.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>MOUVEMENT DE MASSE  <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Entre le Bronx se construisait une grande route se construisait, la Cross-Bronx Expressway, qui sera connu pour \u00eatre un d\u00e9sastre aux proportions immenses. Sa construction laissait voir des d\u00e9combres et des ordures pourrissantes, o\u00f9 se ramassait les maisons de nombreuses familles, r\u00e9sultant \u00e0 vivre entass\u00e9 dans des immeubles sans chauffage et insalubre d\u00fb au manque de logements libres et la pauvre compensation qu&rsquo;on leur donnait, et une multiples de constructions publics. Le responsable, Robert Moses, le promoteur immobilier le plus puissant de tous les temps, qui avait r\u00e9ussi \u00e0 concevoir son projet de reli\u00e9 Manhattan aux banlieue par un r\u00e9seau d&rsquo;autoroute gr\u00e2ce aux vagues d&rsquo;investissement du gouvernement, ce qui lui donnait de base un pouvoir incommensurable. Non seulement elle est la route la plus couteuse jamais construite, mais 60000 r\u00e9sidents du Bronx se trouvaient dans les m\u00e9andres de l&rsquo;Expressway et, de ses droits d&rsquo;\u00e9vacuations pour \u00abla r\u00e9novation urbaine\u00bb, il obligeait des commerces florissants et des familles pauvres afro-am\u00e9ricaines \u00e0 se rabattre sur des quartiers dont le South Bronx, qui se voyaient avoir un boom au niveau des logements sociaux. Toutefois, \u00e0 leur arriv\u00e9, les enfants &nbsp;afro-am\u00e9ricaines, afro-carib\u00e9ennes et latino, \u00e9taient agress\u00e9s par des gangs de jeunes Blancs et se r\u00e9sult\u00e8rent \u00e0 en former eux-aussi, pour assurer leur d\u00e9fense mais parfois pour le pouvoir ou le plaisir. Des organisations politiques comme le Black Panher Party et les Young Lords, suivant les luttes pour les droits civiques, essayaient de gagner l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ces jeunes mais les autorit\u00e9s exer\u00e7aient une constante et parfois fatale pression, et des mouvements militantes se battaient entre eux-m\u00eames, les gens redout\u00e9s infectaient les rues. Pendant que cette d\u00e9gradation se produisait, la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral voulait \u00e9pargner Manhattan de ce laid spectacle.<\/p>\n\n\n\n<p>MAUVAIS CHIFFRES<\/p>\n\n\n\n<p>Le South Bronx avait perdu 600000 emplois, 40% de la zone avait disparu, le revenu annuel moyen par habitant avait baiss\u00e9 \u00e0 $2430, soit la moiti\u00e9 de la moyenne \u00e0 New York et 40% de la moyenne nationale, et le taux de ch\u00f4mage officiel des jeunes s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 60% (mais les d\u00e9fenseurs de la jeunesse affirmait que dans certains quartiers, il s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 pr\u00e8s de 80 % ). Les immeubles r\u00e9sidentiels pass\u00e8rent aux mains de marchands de sommeil, terme qu&rsquo;on utilise pour d\u00e9finir un bailleur qui fournit un h\u00e9bergement \u00e0 titre co\u00fbteuse et dans des conditions ind\u00e9centes, qui, pour gagner plus d&rsquo;argent, refusaient de fournir chauffage et eau aux locataires, d\u00e9tournaient les taxes fonci\u00e8res (les taxes qui doivent payer en tant que propri\u00e9taire), et finissaient par d\u00e9truire les immeubles pour toucher l&rsquo;assurance. Ils engageaient des casseurs professionnels pour incendier les immeubles, habit\u00e9s ou non, pour $50 par coup, alors qu&rsquo;ils ramassaient jusqu&rsquo;\u00e0 150000$ de leurs polices d&rsquo;assurance, et ces compagnies d&rsquo;assurance profit\u00e8rent de l&rsquo;arrangement en vendant plus de polices. Des voleurs et certains accro \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne pillaient ces b\u00e2timents pour en r\u00e9cup\u00e9rer les tuyaux, \u00e9quipements en cuivre et biens \u00e9lectrom\u00e9nagers. Dans les faits, lors de l&rsquo;enqu\u00eate men\u00e9 par les journalistes Joe Conason et Jack Newfield, ils d\u00e9couvrirent que la commission touch\u00e9e par les agents d\u2019assurances \u00e9tait calcul\u00e9e en fonction du nombre et de la valeur de polices vendues et ainsi,&nbsp;\u00ab Il n\u2019y a tout simplement aucune raison d\u2019investir dans la construction ou la reconstruction de logements \u00e0 loyers raisonnables pour les banques, les compagnies d\u2019assurance ou n\u2019importe quel investisseur \u00bb. Mais certains offraient des preuves irr\u00e9futable que les Noirs et les Latinos pauvres ne souhaitaient pas am\u00e9liorer leurs conditions de vie et Daniel Patrick Moynihan, s\u00e9nateur d\u00e9mocrate de New York, fit un m\u00e9mo adress\u00e9 au Pr\u00e9sident Nixon en 1970, citant des donn\u00e9es de la Rand Corporation sur les incendies dans le South Bronx et d\u00e9plorant la mont\u00e9e en puissance de radicaux comme les Black Panthers, dont une formule restera c\u00e9l\u00e8bre: \u00abLe temps est peut-\u00eatre venu o\u00f9 une p\u00e9riode de \u00ablaisser-faire\u00bb pourrait \u00eatre profitable \u00e0 la question raciale\u00bb. Mais, il se plaint ensuite d&rsquo;avoir mal \u00e9t\u00e9 entendu et que le m\u00e9mo n&rsquo;aurais jamais d\u00fb atterrir en possession de la presse et qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais eu cette intention, trop tard, avant que le Pr\u00e9sident approuve son propos et \u00e9tablissait ainsi la r\u00e9duction des services sociaux accord\u00e9s aux quartiers d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s. Ce \u00ab laisser-faire\u00bb en t\u00eate, il y avait une raison pour supprimer riens de moins que 7 sept compagnies de pompiers du Bronx apres 1968 et licenci\u00e9s des milliers de pompiers volontaires et professionnels pendant la crise \u00e9conomique du milieu des ann\u00e9es 70, r\u00e9sultant \u00e0 une \u00ab\u00e9pid\u00e9mie\u00bb d&rsquo;incendies.  Moins d&rsquo;une d\u00e9cennie plus tard, le Bronx avait perdu 43000 logements, des milliers de terrains inoccup\u00e9s et d&rsquo;immeubles abandonn\u00e9s, 30000 incendies dans le seul South Bronx entre 1973 et 1977, ces feux \u00e9tant les feux de l&rsquo;abandon.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1977<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9t\u00e9 1977 marque une \u00e9poque de complots et d&rsquo;insurrection, de coups d&rsquo;\u00c9tats et d&rsquo;\u00e9meutes. Le 13 juillet, une panne d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 se produisit pendant la nuit, plongeant la ville dans l&rsquo;obscurit\u00e9 et permit \u00e0 de nombreux pillards s&rsquo;attaquaient aux rues des ghettos de Crown Heights, de Bedford-Stuyvesant, d&rsquo;East New York, de Harlem et du Bronx. Or, il fut remarquer que ces groupes ne se battaient pas en eux car, comme le graffeur James TOP \u00e0 l&rsquo;historien Ivor Miller, \u00ab C\u2019\u00e9tait pour nous l\u2019occasion de d\u00e9barrasser notre communaut\u00e9 de tous les gens qui nous exploitaient. Ce qu\u2019on a fait au cours de cette journ\u00e9e et demie, c\u2019\u00e9tait pour dire au gouvernement qu\u2019il y avait un vrai probl\u00e8me avec les gens des quartiers d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s. \u00bb Un millier d\u2019incendies furent allum\u00e9s. Des prisonniers de la Maison d\u2019arr\u00eat du Bronx mirent le feu \u00e0 trois dortoirs. Des centaines de magasins furent nettoy\u00e9s. Un reportage sur CBS intitul\u00e9 The Fire Next Door<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>MIchael Walzer<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La critique communautarienne du lib\u00e9ralisme ressort de fa\u00e7on passag\u00e8re mais tr\u00e8s fr\u00e9quente.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Premi\u00e8re critique<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le premier argument affirme <\/p>\n\n\n\n<p><em>Deuxi\u00e8me critique<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Social-d\u00e9mocratie: Terme qui d\u00e9signe une position id\u00e9ologique de gauche, souvent incarn\u00e9e par un parti politique.<\/p>\n\n\n\n<p>communautarisme: une conception qui soutient que&nbsp;\u00ab&nbsp;l&rsquo;individu n&rsquo;existe pas ind\u00e9pendamment de ses appartenances, qu&rsquo;elles soient culturelles, ethniques, religieuses ou sociales&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>bellicistes: Qui est partisan de la guerre.<\/p>\n\n\n\n<p>lib\u00e9ralisme: courant de pens\u00e9e qui pr\u00f4ne la d\u00e9fense des droits individuels, la libert\u00e9 \u00e9conomique et politique, la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e au nom d&rsquo;une vision fond\u00e9e sur l&rsquo;individu et la coop\u00e9ration volontaire entre les Hommes <\/p>\n\n\n\n<p>communautarisme: Conception soutenant que \u00ab&nbsp;l&rsquo;individu n&rsquo;existe pas ind\u00e9pendamment de ses appartenances, qu&rsquo;elles soient culturelles, ethniques, religieuses ou sociales&nbsp;\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Axiome: Proposition re\u00e7ue et accept\u00e9e comme vraie sans d\u00e9monstration.<\/p>\n\n\n\n<p>coercition: Fait de contraindre<\/p>\n\n\n\n<p>Anhistorique: Qui n&rsquo;a aucun rapport avec l&rsquo;Histoire ou qui n&rsquo;en tient pas compte. Qui ne fait intervenir aucun contexte historique r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<p>Inali\u00e9nable: Incessible (qui ne peut \u00eatre c\u00e9d\u00e9)<\/p>\n\n\n\n<p><em>ex nihilo<\/em>= \u00e0 partir de rien<\/p>\n\n\n\n<p>asociale: Qui s\u2019oppose \u00e0 la vie sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Capacit\u00e9 narrative: La narrativit\u00e9, et surtout la coh\u00e9rence narrative, peut \u00eatre d\u00e9finie comme la capacit\u00e9 \u00e0 raconter une histoire en y int\u00e9grant des \u00e9v\u00e9nements conflictuels et en les r\u00e9solvant, c\u2019est-\u00e0-dire en leur donnant un sens tout en maintenant le fil de l\u2019histoire qui continue d\u2019\u00e9voluer. Elle est n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019\u00eatre humain pour se subjectiver et, pour reprendre le concept de Paul Ric\u0153ur (1990), pour se construire une identit\u00e9 narrative. Notre capacit\u00e9 narrative nous permet de construire une personnalit\u00e9 qui nous relie aux autres, de revenir de mani\u00e8re s\u00e9lective sur notre pass\u00e9, tout en nous pr\u00e9parant \u00e0 affronter un futur que nous imaginons.<\/p>\n\n\n\n<p>Mercantile: qui ne pense qu&rsquo;au gain<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le\u00e7on 2: Apathie: une absence d&rsquo;\u00e9nergie, incapacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9agir, mollesse. 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